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LA LETTRE D’UN GRAND-PÈRE À LA FRANCE

16 mai 202610:45
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Ce qui s'est passé

Une lettre. Une voix. Une mémoire qui refuse de disparaître. Quand un grand-père parle à la France, ce n’est pas une plainte… c’est un cri du cœur.

Dans cette chanson, une voix âgée revient sur une France qu’il a connue : les années 60, 70, 80… une époque de repères, de liens, de fierté partagée. Face au monde d’aujourd’hui, il ne comprend plus tout. Mais il aime encore. Profondément.

👉 Cette chanson n’est pas politique. 👉 C’est une transmission. 👉 Un témoignage. 👉 Une main tendue entre deux générations.

Une France qui change, des souvenirs qui résistent, et une question qui traverse tout : qu’est-ce qu’on a fait de ce que l’on était ?

Paroles

Je t’écris, ma France, comme on parle à un enfant Avec des mains tremblantes et le cœur d’avant J’ai vu ton soleil, j’ai vu tes printemps Dis-moi, ma France… qu’est-ce que t’es devenue maintenant ? J’ai connu les rues pleines de visages connus Les dimanches en famille, les drapeaux dans la rue Les voix qui chantaient sans peur du lendemain On croyait encore en quelque chose de commun Y avait des usines, du bruit, de la vie Des hommes debout, des mains qui bâtissent On parlait d’avenir comme d’une promesse Pas comme d’un combat, pas comme d’une détresse Et moi je regarde… sans comprendre vraiment Ce monde qui court mais qui oublie ses enfants Je reconnais plus les mots ni les regards Mais je t’aime encore… malgré tout, quelque part J’ai vu les saisons changer sans prévenir Les silences peser plus lourd que les souvenirs Les écrans remplacer les visages humains Et les vérités se perdre dans le lointain On parlait moins fort mais on s’écoutait mieux Aujourd’hui chacun crie, mais personne ne voit Les liens se déchirent sans même faire de bruit Et le pays se cherche sans savoir pourquoi Et moi je regarde… sans comprendre vraiment Ce monde qui court mais qui oublie ses enfants Je reconnais plus les mots ni les regards Mais je t’aime encore… malgré tout, quelque part Je ne suis pas colère… je suis juste fatigué De voir ce qu’on a aimé doucement s’effacer Mais dans les yeux d’un enfant, parfois je retrouve Un éclat, une flamme… quelque chose qui prouve Que tout n’est pas mort, que tout peut renaître Qu’au fond de ton âme tu veux encore être Cette terre de cœur, cette terre de lumière Ma France… ma vieille lumière Alors je te parle… comme on parle en partant Avec ce qu’il reste de mes vieux serments Je ne te comprends plus… mais je te pardonne Parce que je t’aime encore… quoi que tu deviennes Je t’écris, ma France… peut-être pour la dernière fois Mais si tu m’entends… souviens-toi de moi ---