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HAMZA « LA DOUANE » – LA RÉPUBLIQUE PREND L’EAU

1 juillet 202610:09
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Ce qui s'est passé

En quelques semaines, Hamza, surnommé « La Douane », est devenu l'un des symboles les plus commentés de l'été au canal Saint-Martin à Paris. Entre vidéos virales, interventions de la police, garde à vue, provocations et débats politiques, cette affaire dépasse largement le simple fait divers.

Cette chanson transforme cette actualité en une chronique politique, sarcastique et mordante. Elle ne s'intéresse pas seulement à Hamza, mais surtout à ce que son histoire révèle des difficultés de l'autorité publique, de la justice des mineurs, de la médiatisation permanente et du sentiment d'impuissance ressenti par de nombreux habitants face à la montée des incivilités.

Les images du canal Saint-Martin ont fait le tour des réseaux sociaux : baignades, altercations, interventions policières, vidéos virales et débats sans fin. Pour certains, Hamza n'est qu'un adolescent provocateur ; pour d'autres, il est devenu le symbole d'un malaise plus profond. C'est précisément ce contraste que cette chanson met en scène avec humour noir, ironie et énergie.

Paroles

[HOOK] Hamza fait le buzz, tout le monde filme, L'État regarde… puis s'abîme. Quand la loi baisse les bras, Qui commande ? Plus toi, plus moi. [COUPLET 1] Hamza brandit son pistolet d'eau, Les réseaux offrent les cadeaux. Les sirènes passent, les rires montent, Les honnêtes gens baissent le front. Le quartier devient un décor, On s'habitue à vivre plus fort. Chaque vidéo devient normale, À force d'appeler ça banal. [PRÉ-REFRAIN] On promet toujours plus de règles, Mais plus personne ne les fait vivre. On empile les grands discours, Le réel répond tous les jours. [REFRAIN] Hamza devient le symbole, La République prend l'eau. On repeint tout en paroles, Pendant que monte le chaos. Hamza devient le symbole, On explique, on relativise. Quand l'autorité tourne le dos, Le désordre improvise. [COUPLET 2] Hamza fait rire les caméras, Le quartier, lui, ne rit pas. Les experts cherchent la bonne thèse, Pendant que le réel pèse. Les voisins ferment leurs fenêtres, Les policiers comptent les mètres. Tout le monde voit la scène entière, Mais chacun décrit une autre lumière. [PONT] À quatorze ans, ce n'est pas une victoire, Quand le buzz remplace l'histoire. Le vrai drame n'est pas Hamza seul, C'est l'État qui baisse les yeux. Une société qui hésite, Finit toujours par battre en retraite. À force d'avoir peur d'agir, Elle laisse le vide choisir. [REFRAIN FINAL] Hamza devient le symbole, La République prend l'eau. À force d'éviter les mots, Les problèmes prennent le contrôle. Hamza restera le signal, D'un pouvoir qui perd sa voix. Quand la loi perd son écho, C'est le vacarme qui fait la loi. [OUTRO] Hamza... un nom qui fait le buzz. Mais le vrai refrain, c'est une République qui prend l'eau.