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FRANCE INTER SUPPRIME L’ÉDITO DE CHARLES SAPIN : DEUX MINUTES, C’ÉTAIT DÉJÀ TROP

19 septembre 20263:30
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Le 19 septembre 2026, Charles Sapin, directeur adjoint de Valeurs actuelles, annonce la suppression de son éditorial hebdomadaire sur France Inter, après une mobilisation syndicale contre son arrivée. La direction avait proposé de remplacer ce rendez-vous par un débat contradictoire ; le journaliste refuse cette formule et quitte l’antenne. Il reproche à Radio France d’avoir décidé de « rendre les armes ». Radio France prend acte de son départ et réaffirme sa mission de pluralisme. [Récit de Puremédias](https://www.ozap.com/actu/charles-sapin-annonce-son-depart-de-france-inter-je-regrette-que-la-direction-de-radio-france-ait-decide-de-rendre-les-armes/657056).

Avec « Deux minutes, c’était déjà trop ! », TradiMix soutient Charles Sapin et chante le décalage entre le pluralisme promis et la disparition de son édito. Deux minutes trente au micro deviennent le ressort d’un refrain qui raille la place laissée à une voix contestée. De la Maison de la Radio au débat proposé puis refusé, la chanson réclame que la contradiction commence par la possibilité de parler. Comme toute satire, cette chanson utilise l’exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.

Une valse lente et mordante, portée par une voix masculine ironique : clavecin rythmique, alto, clarinette et trompette bouchée entourent la contrebasse, une caisse claire légère et quelques touches de glockenspiel.

Paroles

[HOOK] Deux minutes trente, pas davantage, Et déjà gronde la Maison de la Radio. Deux éditos, puis plus de chronique : Charles Sapin, dehors du micro. [COUPLET 1] France Inter parlait de pluralisme, Sibyle Veil l’avait même défendu : « C’est la grandeur du service public Que d’être pluraliste », avait-elle dit. Une assemblée demande qu’on renonce, Les syndicats réclament son retrait, Quarante-quatre matinaliers font grève : Pour deux minutes trente, quel effet ! [PRÉ-REFRAIN] On nous disait : toutes les sensibilités, Mais celle-ci semble avoir trop parlé. [REFRAIN] DEUX MINUTES, C’ÉTAIT DÉJÀ TROP ! Deux minutes au micro ! On nous promet le pluralisme, Mais pas Charles Sapin à la radio ! DEUX MINUTES, C’ÉTAIT DÉJÀ TROP ! [COUPLET 2] France Inter propose une autre formule : Plus d’édito, mais un débat à deux. Sapin refuse et parle de recul : La direction aurait « rendu les armes ». Deux chroniques auront donc suffi, La troisième n’ira pas au micro. « 0,025 % » d’antenne dissonante : Même ça, c’était déjà beaucoup trop ! [PRÉ-REFRAIN] On nous disait : toutes les sensibilités, Mais celle-ci semble avoir trop parlé. [REFRAIN] DEUX MINUTES, C’ÉTAIT DÉJÀ TROP ! Deux minutes au micro ! On nous promet le pluralisme, Mais pas Charles Sapin à la radio ! DEUX MINUTES, C’ÉTAIT DÉJÀ TROP ! [PONT] Radio France dit : simple « aménagement ». Sapin dit : mon édito disparaît. Qu’on l’approuve ou qu’on le contredise, Encore faut-il le laisser parler. Le pluralisme n’est pas une affiche, Ni un joli mot posé sur le bureau : Si la voix qui dérange doit se taire, À quoi bon promettre plusieurs échos ? [DERNIER REFRAIN] DEUX MINUTES, C’ÉTAIT DÉJÀ TROP ! Deux minutes au micro ! On nous promet le pluralisme, Mais pas Charles Sapin à la radio ! DEUX MINUTES, C’ÉTAIT DÉJÀ TROP !