Ce qui s'est passé
🇫🇷 France Inter doit accueillir chaque dimanche matin Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, pour une chronique politique d’environ deux minutes trente, soit 150 secondes. À Radio France, une assemblée générale des personnels a voté une motion exprimant son « refus catégorique » de cette chronique, puis un préavis de grève a été annoncé pour les 13 et 14 septembre 2026. La motion affirme notamment : « Le pluralisme ne peut servir de prétexte à la légitimation des discours de haine, condamnables ou condamnés, sur nos antennes. »
La chanson prend cette controverse comme point de départ et retourne la formule « 150 secondes pour la droite, c’est déjà trop ! » en refrain sur le pluralisme médiatique. Elle cite France Inter, Charles Sapin, Céline Pigalle, Sibyle Veil et Vincent Meslet, et oppose l’appel à « écouter nos différences » à la contestation de cette nouvelle chronique. Son refrain résume son propos : « À gauche, à droite : laissez-les parler ! » Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.
Musicalement, le morceau adopte une chanson française incisive portée par une guitare acoustique en arpèges, un vibraphone sec, une flûte traversière et un alto en contrechant. Contrebasse souple et percussions légères soutiennent un texte parlé-chanté construit pour faire ressortir les citations et le refrain.
Paroles
[HOOK]
Cent cinquante secondes à droite : déjà trop ?
À peine un micro ouvert, et voilà le grand veto.
France Inter dit : « Écoutons nos différences ».
Alors écoutez-les toutes : voilà l’exigence.
[COUPLET 1]
Charles Sapin arrive le dimanche au micro,
Deux minutes et demie : et déjà, c’est trop.
Dans la Maison ronde, la motion dit tout net :
« Refus catégorique » avant même la première.
Puis voilà le pluralisme passé au tribunal :
« Le pluralisme ne peut servir de prétexte
à la légitimation des discours de haine,
condamnables ou condamnés, sur nos antennes. »
[PRÉ-REFRAIN]
On peut contester, répondre et discuter,
Mais pourquoi commencer par vouloir débrancher ?
[REFRAIN]
CENT CINQUANTE SECONDES : LAISSEZ-LES PARLER !
À GAUCHE, À DROITE : LAISSEZ-LES PARLER !
PAS DE MICRO RÉSERVÉ !
TOUTES LES VOIX DOIVENT COMPTER !
[COUPLET 2]
Une grève est annoncée contre cette chronique,
Avant son premier passage : joli débat public !
Céline Pigalle dit : « Reprenons la conversation ».
Chiche ! Mais sans choisir d’abord les opinions.
« Écoutons nos différences », voilà qui sonne bien,
Si la voix qui dérange peut parler, elle aussi.
Sept millions d’auditeurs savent encore décider :
Qu’on leur donne plusieurs voix, ils sauront bien trancher.
[PRÉ-REFRAIN]
Sibyle Veil l’affirme, et la formule est limpide :
« c’est la grandeur du service public que d’être pluraliste ».
[REFRAIN]
CENT CINQUANTE SECONDES : LAISSEZ-LES PARLER !
À GAUCHE, À DROITE : LAISSEZ-LES PARLER !
PAS DE MICRO RÉSERVÉ !
TOUTES LES VOIX DOIVENT COMPTER !
[PONT]
Vincent Meslet pose la question qui dérange :
Qui décide, au service public, de qui peut parler ?
Camille le samedi, Sapin le dimanche :
Deux voix différentes ? Eh bien, laissez-les parler.
Le pluralisme n’est pas d’aimer chaque opinion,
C’est de laisser l’auditeur se faire son opinion.
[DERNIER REFRAIN]
CENT CINQUANTE SECONDES : LAISSEZ-LES PARLER !
À GAUCHE, À DROITE : LAISSEZ-LES PARLER !
PAS DE MICRO RÉSERVÉ !
TOUTES LES VOIX DOIVENT COMPTER !