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ÉOLIENNES GÉANTES : LES VILLAGES REFUSENT LE FORCING DES TECHNOCRATES

6 août 20263:13
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🇫🇷 Le gouvernement mise sur le renouvellement des parcs éoliens terrestres, le « repowering », qui consiste à remplacer d’anciennes machines par des modèles plus puissants et souvent plus hauts. Les projets retenus atteignent en moyenne 165 mètres, jusqu’à 176 mètres pour les parcs entièrement nouveaux. À Pleugriffet, Mauron et dans d’autres communes rurales, la question du paysage, de la décision locale et du rôle du préfet revient au premier plan. La chanson reprend la formule officielle : « une augmentation de moins de trente-cinq pourcent de la hauteur de l’ensemble des éoliennes relève d’une modification notable ».

La chanson raconte ce changement vu depuis les villages : les cartes avancent, les mâts grandissent, mais les habitants ont le sentiment de regarder les décisions se prendre depuis le bas. Elle oppose les chiffres, les watts et les procédures à une exigence simple : consulter réellement les communes avant de transformer durablement leur horizon. Son refrain, « PAS SANS NOUS ! PAS SUR NOS TERRES ! », résume cette demande de participation locale. Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.

Musicalement, le morceau prend la forme d’une chanson française orchestrée, portée par un grand piano, un quatuor à cordes chaleureux, un accordéon discret, une contrebasse et une batterie aux balais. Une voix de baryton raconte l’affaire avec retenue, avant une montée orchestrale plus ferme sur le refrain.

Paroles

[HOOK] Ils ne cessent de bâtir des éoliennes, Sans demander l’avis des villages. Toujours plus nombreuses, toujours plus hautes : Qui décide de nos paysages ? [COUPLET 1] Ils appellent ça le repowering, Un mot anglais pour faire sérieux. On change les mâts, on monte plus haut, Et les voisins regardent d’en bas. Cent soixante-cinq mètres au menu, Cent soixante-seize pour les nouveaux. À Pleugriffet comme du côté de Mauron, Les cartes avancent, les gens attendront. [PRÉ-REFRAIN] Ils comptent les pales, ils comptent les watts, Mais les habitants passent à la trappe. [REFRAIN] PAS SANS NOUS ! PAS SUR NOS TERRES ! Nos paysages ne sont pas vos affaires. PAS SANS NOUS ! DEMANDEZ D’ABORD ! UN VILLAGE VIVANT VAUT PLUS QU’UN DÉCOR ! [COUPLET 2] Le texte officiel a trouvé la formule : « une augmentation de moins de trente-cinq pourcent de la hauteur de l’ensemble des éoliennes relève d’une modification notable ». Trente-cinq pour cent, juste une formalité, Mais c’est chez nous qu’elles vont dépasser. Moins de mâts ? Ils trouvent ça rassurant, Même deux fois plus grands dans le champ. [PRÉ-REFRAIN] Le préfet tranche depuis son bureau, Nous, on les voit depuis nos carreaux. [REFRAIN] PAS SANS NOUS ! PAS SUR NOS TERRES ! Nos paysages ne sont pas vos affaires. PAS SANS NOUS ! DEMANDEZ D’ABORD ! UN VILLAGE VIVANT VAUT PLUS QU’UN DÉCOR ! [PONT] Deux projets partageaient la décision, Pas un seul retenu dans la sélection. Alors qu’on cesse de parler à notre place : Que chaque commune décide ce qu’on y place. [DERNIER REFRAIN] PAS SANS NOUS ! PAS SUR NOS TERRES ! Nos paysages ne sont pas vos affaires. PAS SANS NOUS ! DEMANDEZ D’ABORD ! UN VILLAGE VIVANT VAUT PLUS QU’UN DÉCOR !