Ce qui s'est passé
🇫🇷 De Reims à Paris, cette chanson parcourt quinze siècles d’histoire française en opposant la durée d’un pays aux régimes qui l’ont gouverné. Clovis et son baptême à Reims, Notre-Dame, les verrières de Chartres, Jeanne d’Arc à Orléans, Valmy, les morts de 14-18 et la Libération de Paris composent une même traversée. Deux voix littéraires et historiques l’accompagnent : Du Bellay avec « France, mère des arts, des armes et des lois », puis de Gaulle avec « Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré ! ».
« Ils passeront, la France restera » en est le fil conducteur. La chanson quitte aussi les grandes dates pour chercher ce qui se transmet loin des palais : bateaux réparés dans les ports bretons, vendanges de Bourgogne, champs de Beauce, oliviers de Provence, dentelle d’Alençon, gestes des compagnons, recettes familiales et savoir-faire appris d’une génération à l’autre. Son propos est celui de la permanence : gouvernements, constitutions et noms disparaissent, tandis que pierres, paysages, métiers, familles et mémoire poursuivent leur chemin.
Une chanson française symphonique à 78 BPM, portée par une voix de contralto, harpe classique, guitare nylon, cor anglais, viole de gambe, bugle, cloches tubulaires et percussions orchestrales. Les couplets restent intimes avant que le refrain ne prenne une ampleur solennelle et fédératrice.
Paroles
[HOOK]
Ils ont changé de rois, d’empires, de lois,
Quatorze Constitutions depuis quatre-vingt-neuf.
Les régimes s’effacent, les pierres sont là :
Ils passeront, la France restera.
[COUPLET 1]
À Reims, Clovis reçoit l’eau du baptême,
À Paris, Notre-Dame monte vers le ciel.
À Chartres, le bleu traverse les verrières,
Des mains de bâtisseurs vivent dans la pierre.
Jeanne entre à Orléans quand tout semblait perdu,
À Valmy, d’autres tiennent encore debout.
Couronnes et empires ont changé de visages,
La France les a vus disparaître avec l’âge.
[PRÉ-REFRAIN]
Du Bellay l’écrivait au temps de la Renaissance :
« France, mère des arts, des armes et des lois ».
[REFRAIN]
Ils passeront, la France restera,
Les régimes tomberont, la France restera.
Les noms s’effaceront, les clochers sonneront,
Ils passeront, la France restera.
[COUPLET 2]
Dans les ports bretons, on répare les bateaux,
En Bourgogne, les vendanges gagnent les coteaux.
La Beauce étend ses champs sous l’immense ciel,
La Provence garde ses oliviers au soleil.
À Alençon, la dentelle passe de main en main,
Chez les compagnons, le métier suit son chemin.
Une recette revient autour de la table,
Un grand-père transmet un geste inimitable.
[PRÉ-REFRAIN]
La France tient aussi par ceux qu’on ne couronne pas,
Ceux dont les livres d’histoire ne retiendront pas les pas.
[REFRAIN]
Ils passeront, la France restera,
Les régimes tomberont, la France restera.
Les noms s’effaceront, les clochers sonneront,
Ils passeront, la France restera.
[PONT]
Sur les monuments, les noms de quatorze-dix-huit,
Dans les villages, la pierre garde leur mémoire.
Puis Paris se relève au cœur de quarante-quatre :
« Paris ! Paris outragé ! Paris brisé !
Paris martyrisé ! mais Paris libéré ! »
Des poilus aux résistants, d’autres ont porté l’histoire.
Les régimes passent, les siècles répondent :
La France est encore là.
[DERNIER REFRAIN]
Ils passeront, la France restera,
Les régimes tomberont, la France restera.
Les noms s’effaceront, les clochers sonneront,
Ils passeront, la France restera.