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CLEM QUI COURT PLUS : QUAND REVIENS-TU ?

2 mai 20264:40
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Ce qui s'est passé

Clem a tout effacé. Un compte à 500 000 abonnés… réduit au silence. Et une question qui reste : pourquoi partir quand tout réussit ?

Clément Defrenne, alias Clem Qui Court, a annoncé la fin de son aventure. Une décision brutale, sincère, presque dérangeante dans un monde du trail devenu ultra-exposé, ultra-marketé, ultra-attendu.

Derrière cette chanson, une réalité : le trail change. Moins de liberté, plus de business. Moins de boue, plus de branding. Et au milieu… des voix comme celle de Clem qui disparaissent.

Cette chanson est un hommage. Mais aussi un cri. Un rappel que ce sport n’appartient pas aux sponsors, mais aux sentiers, aux amateurs, aux fous, aux libres.

Et surtout : un appel. Parce que le duo Théo Détienne / Clem Qui Court, c’était autre chose. C’était du vrai. Et ça manque déjà.

Paroles

[HOOK] Clem qui court plus, Mais où t’es parti ? T’as enterré le maillot rose Et tout le trail a ralenti. Clem qui court plus, Reviens faire du bruit, Parce qu’entre les stands et les sponsors, On perd la montagne et le rire. [COUPLET 1] T’as dit : “C’est une anomalie”, Un rêve trop grand, trop lourd à porter. Cinq cent mille potes dans la poche, Et la boule au ventre au réveil. Au début, c’était des sentiers, Des galères, des potes, des vidéos. Puis le rêve s’est mis à gagner, Et le rêve a demandé trop. [REFRAIN] Clem qui court plus, quand reviens-tu ? Le trail a besoin de tes conneries. Clem qui court plus, on t’a perdu, Mais ton rire manque aux samedis. Clem qui court plus, relève-toi, Remets du rose dans la poussière. Avec Théo, remets la joie, Dans ce sport qui devient trop fier. [COUPLET 2] Maintenant le trail a des costumes, Des réunions, des plans marketing. On vend du rêve en packaging, On vend la boue sans les épines. Les amateurs paient la lumière, Les marques arrivent en hélico. On parle moins des forêts, des pierres, On parle plus fort des nouveaux logos. On chronomètre même l’âme, On segmente les émotions. Et le vieux chemin qui nous appelle Devient un tunnel de promotion. [PRÉ-REFRAIN] Mais toi, t’arrivais de travers, Pas propre, pas sage, pas calibré. Un peu trop fort, un peu lunaire, Mais au moins vivant, au moins vrai. [REFRAIN] Clem qui court plus, quand reviens-tu ? Le trail a besoin de tes conneries. Clem qui court plus, on t’a perdu, Mais ton rire manque aux samedis. Clem qui court plus, relève-toi, Remets du rose dans la poussière. Avec Théo, remets la joie, Dans ce sport qui devient trop fier. [COUPLET 3] Théo devant, Clem derrière, La bromance au bord du ravin. Un gars sérieux, l’autre en galère, Et tout le monde suivait le chemin. Pas besoin d’être des statues, Pas besoin d’être des héros. Juste deux types qui cassent la pose, Et qui rendent le trail moins pro. Quand le sport devient trop propre, Trop sage, trop onéreux, trop verrouillé, Il faut des fous qui déboulonnent Les podiums en papier glacé. [PONT] Enterre le maillot si tu veux, Brûle le décor, change de couleur. Mais n’enterre pas ce feu nerveux, Cette façon d’allumer les cœurs. Va respirer loin des écrans, Va redevenir un inconnu. Mais quand la montagne t’appellera, On criera tous : “T’es revenu !” [BREAK] Oh, Clem ! Pas besoin d’être parfait. Oh, Clem ! Pas besoin d’assurer. Oh, Clem ! On veut juste te voir courir, Te planter, rire, repartir. [REFRAIN] Clem qui court plus, quand reviens-tu ? Le trail a besoin de tes conneries. Clem qui court plus, on t’a perdu, Mais ton rire manque aux samedis. Clem qui court plus, reviens vivant, Pas en produit, pas en vitrine. Reviens salir le marketing, Avec de la boue sur la poitrine. Clem qui court plus, quand reviens-tu ? Le maillot rose dort sous la terre. Mais tant qu’un sentier monte encore, Ton nom résonne dans la pierre. [OUTRO] Clem qui court plus… Quand reviens-tu ? Clem qui court plus… On t’attend au bout du talus ! ---