Ce qui s'est passé
Pendant des mois, son nom a été associé aux accusations, aux soupçons et aux gros titres. Aujourd'hui, la plainte visant Charles Alloncle a été classée sans suite. Une décision qui relance le débat sur les méthodes employées pour fragiliser ceux qui dérangent les puissants.
Cette chanson revient sur la commission d'enquête parlementaire consacrée à l'audiovisuel public, dont Charles Alloncle était le rapporteur. Ses auditions très médiatisées, les échanges particulièrement tendus avec plusieurs dirigeants de grands groupes de presse et les polémiques qui ont suivi ont marqué le débat public.
Elle évoque également le classement sans suite de la plainte qui le visait, les accusations de manipulation médiatique formulées par plusieurs responsables politiques et journalistes, ainsi que les interrogations sur le rôle du Parquet national financier dans certaines affaires politiques. Elle met aussi en scène les affrontements très médiatisés avec Matthieu Pigasse et Xavier Niel lors des travaux de la commission.
Au-delà du cas de Charles Alloncle, cette chanson pose une question plus large : que reste-t-il lorsque les accusations occupent toutes les unes, mais que les conclusions favorables passent presque inaperçues ?
Paroles
On salit un homme en une minute…
Il faut parfois une vie pour laver son nom.
Mais quand la vérité revient…
Le silence des accusateurs fait plus de bruit que leurs cris.
Ils avaient déjà écrit le verdict,
Avant même que la justice ne parle.
Des gros titres, des soupçons,
Des regards qui condamnent sans preuve.
Rapporteur d'une commission qui dérange,
Charles Alloncle pose les questions interdites.
L'audiovisuel public, ses réseaux, ses pouvoirs,
Et soudain la machine se met en marche.
Une plainte contre X.
Des insinuations.
Des procès dans les colonnes,
Avant le moindre jugement.
Ils disaient : « Regardez, il est tombé. »
Ils oubliaient qu'il fallait encore prouver.
Charles Alloncle est blanchi !
Qui rendra son honneur aujourd'hui ?
Les unes font du bruit,
Les excuses restent dans la nuit.
Charles Alloncle est blanchi !
La vérité finit toujours par vivre.
Quand le système voulait le faire plier,
C'est lui qui est resté debout.
Des auditions sous tension.
Des intérêts gigantesques.
Des milliardaires qui s'emportent,
Quand les questions deviennent précises.
Xavier Niel hausse le ton.
Matthieu Pigasse contre-attaque.
Le rapport dérange les puissants,
Parce qu'il ose regarder derrière le rideau.
Chaque page devient un combat.
Chaque mot soulève une tempête.
On ne répond plus au fond,
On attaque le messager.
Et pendant des semaines,
Le soupçon remplace les faits.
Quand l'accusation fait la une,
Pourquoi le classement sans suite murmure ?
Pourquoi les calomnies voyagent à toute vitesse,
Et la vérité arrive toujours après ?
Ce n'est pas seulement un homme qu'on vise,
C'est le droit de déranger les puissants.
Charles Alloncle est blanchi !
Qui rendra son honneur aujourd'hui ?
Ceux qui criaient si fort hier,
Pourquoi deviennent-ils soudain de pierre ?
Charles Alloncle est blanchi !
Le temps finit par tout écrire.
On voulait enterrer sa voix,
Elle résonne encore plus fort.
On peut salir un nom.
On peut lancer mille accusations.
Mais quand les preuves ne suivent plus les discours,
Il ne reste qu'une chose.
La vérité.
Et elle finit toujours…
Par revenir.