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BARDELLA CONTRE PIGASSE : « L’ÉCONOMIE POUR LES NULS » CHANGE DE CAMP

24 août 20263:18
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🇫🇷 Une passe d’armes économique s’est ouverte après les AMFIS de La France insoumise à Châteauneuf-sur-Isère, dans la Drôme. Matthieu Pigasse y a défendu l’idée qu’une partie de la dette publique détenue par les banques centrales pourrait être annulée et assuré que « le mur de la dette n’existe pas ». Jordan Bardella lui a répliqué que cette opération ne créerait pas de nouvelle marge budgétaire et a conclu : « Il n’y a pas d’argent magique… » Pigasse a contre-attaqué en évoquant près de 700 milliards d’euros de dette française détenus par l’Eurosystème : « Jordan Bardella découvre la Banque de France. Mais pas encore son bilan. L’économie pour les nuls… »

La chanson transforme cet échange en duel de tableau noir : Pigasse et Bardella se renvoient leurs calculs, leurs certitudes et leurs formules pendant que les centaines de milliards s’empilent. Le refrain reprend précisément l’expression qui a donné son sel à la querelle : « L’ÉCONOMIE POUR LES NULS ! QUI DONNE LA LEÇON ? » Plutôt que de désigner arbitrairement le gagnant, le texte réclame les comptes et fait de leur bataille de chiffres un concours de professeurs. Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.

Le morceau prend la forme d’un tango acoustique français nerveux à 112 BPM : guitare nylon sèche, basson, clarinette en mi bémol, violon staccato, tuba léger, contrebasse pizzicato, caisse claire et temple blocks donnent au face-à-face un air de joute théâtrale.

Paroles

[HOOK] Pigasse sort le bilan, Bardella la leçon, Sept cents milliards sur la table et deux champions. « L’économie pour les nuls », la formule est lancée, Reste à savoir lequel va devoir réviser. [COUPLET 1] À Châteauneuf-sur-Isère, Pigasse prend la parole : « Le mur de la dette n’existe pas », voilà l’école. Banque de France et BCE dans son calcul : On peut annuler, dit-il, sans faire basculer le tout. Deux cent cinquante milliards pendant le Covid, Pour lui, ça prouve qu’un verrou peut devenir vide. Puis devant les Insoumis, il annonce l’horizon : « On va gagner en 2027 », sans hésitation. [PRÉ-REFRAIN] Bardella lit la démonstration, Et renvoie aussitôt la leçon : [REFRAIN] L’ÉCONOMIE POUR LES NULS ! QUI DONNE LA LEÇON ? L’ÉCONOMIE POUR LES NULS ! SORTEZ LES ADDITIONS ! [COUPLET 2] « Matthieu Pigasse raconte n’importe quoi », Bardella répond et ne s’arrête pas là : « Annuler la dette détenue par la Banque de France Ne donnerait pas davantage de marge de manœuvre. » Puis sa formule tombe au milieu du duel : « Il n’y a pas d’argent magique… » Retour au réel. Pigasse lui renvoie aussitôt la monnaie : « Jordan Bardella découvre la Banque de France. » « Mais pas encore son bilan. L’économie pour les nuls… » Et les milliards deviennent un concours de formules. [PRÉ-REFRAIN] Sept cents milliards sur le tableau, Et chacun corrige la copie de l’autre : [REFRAIN] L’ÉCONOMIE POUR LES NULS ! QUI DONNE LA LEÇON ? L’ÉCONOMIE POUR LES NULS ! SORTEZ LES ADDITIONS ! [PONT] Pigasse dit : annulez, vous retrouvez de l’air. Bardella dit : déplacer n’enrichit pas les caisses. Alors les grands professeurs peuvent ranger leurs certitudes : Montrez-nous les comptes, et laissez parler les chiffres. [DERNIER REFRAIN] L’ÉCONOMIE POUR LES NULS ! QUI DONNE LA LEÇON ? L’ÉCONOMIE POUR LES NULS ! SORTEZ LES ADDITIONS !