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AZNAVOUR CHANTE IVRY, LE CRUCIFIX, L’AVE MARIA ET LE MAIRE COMMUNISTE

14 juin 202610:10
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Ce qui s'est passé

🔥 Une croix, un Ave Maria, un conseil municipal interrompu… et toute la France qui se déchire.

Le 11 juin 2026, lors du conseil municipal d'Ivry-sur-Seine, le conseiller municipal RN Kévin Nader sort un crucifix et récite le « Je vous salue Marie » en pleine séance. Le maire communiste Philippe Bouyssou (PCF) suspend alors la séance et dénonce ce qu'il considère comme une instrumentalisation politique de la religion.

Mais derrière cet épisode spectaculaire se cache un débat beaucoup plus profond.

Selon Kévin Nader, son geste faisait suite au rejet d'un amendement visant à interdire le port ostentatoire de signes religieux dans certaines fonctions de représentation de la collectivité. Il dénonçait notamment la présence d'élues voilées au sein de la majorité municipale.

De son côté, Philippe Bouyssou estime qu'il existe une confusion entre la neutralité du service public et les droits des élus, et défend une conception de la laïcité qui ne s'applique pas de la même manière aux élus qu'aux agents publics.

Cette chanson adopte le regard de ceux qui voient dans cette affaire un symbole plus large : celui d'une France qui aurait honte de ses racines chrétiennes tout en se montrant beaucoup plus tolérante envers d'autres affirmations religieuses. Elle donne voix à ceux qui refusent de voir disparaître l'héritage culturel, historique et spirituel qui a façonné le pays pendant des siècles.

Ivry-sur-Seine n'est pas une ville comme les autres. Bastion historique du Parti communiste français depuis un siècle, la ville est dirigée par le PCF depuis 1925. L'entrée récente du Rassemblement national au conseil municipal a profondément modifié le paysage politique local et rendu les affrontements idéologiques plus visibles que jamais.

🎵 AZNAVOUR CHANTE : IVRY, LE CRUCIFIX, L’AVE MARIA ET LE MAIRE COMMUNISTE

Paroles

J’ai vu dans la lumière froide De la salle du conseil municipal Un homme lever une vieille croix de bois Et soudain la croix fit scandale Alors les regards se sont croisés Les micros ont commencé leur danse Et chacun parlait de la croix Comme s’il parlait de la France Ivry, le crucifix, l’Ave Maria Et le maire communiste qui s’emporta Moi je regardais tout cela Et je pensais à ce pays-là Ivry, le crucifix, l’Ave Maria Les journaux feront leur cinéma Mais derrière le bruit des combats C’est notre mémoire qu’on interrogea On nous répète depuis des années Que l’histoire doit rester discrète Que les clochers devraient s’excuser D’être encore debout dans nos têtes Pourtant lorsque d’autres réclament Leurs mosquées, leurs lieux, leurs traditions Les mêmes parlent de tolérance Et d’ouverture à l’horizon Alors beaucoup ne comprennent plus Cette étrange façon de faire Qui voit un problème dans la croix Et du progrès partout ailleurs Ivry, le crucifix, l’Ave Maria Et le maire communiste qui s’emporta Moi je regardais tout cela Et je pensais à ce pays-là Ivry, le crucifix, l’Ave Maria Les journaux feront leur cinéma Mais derrière le bruit des combats C’est notre mémoire qu’on interrogea Je ne demande à personne de croire Ni de prier comme autrefois Je demande seulement qu’on puisse encore voir D’où viennent nos chemins et nos lois Car lorsqu’un peuple oublie son nom Lorsqu’il rougit de ses racines Il finit par ne plus savoir Pourquoi ses cloches sonnent encore On appelle cela la neutralité Quand la croix devient embarrassante Mais beaucoup y voient une étrange équité Toujours sévère avec les mêmes Alors certains relèvent la tête Et refusent de s’effacer doucement Non par colère contre les autres Mais pour rester eux-mêmes simplement Ils ne parlent ni de conquérir Ni d’imposer leur vérité Ils veulent seulement transmettre Ce qu’ils ont eux-mêmes hérité Ivry, le crucifix, l’Ave Maria Et le maire communiste qui s’emporta La salle entière ne parlait que de ça Comme si la France tenait dans ce débat Ivry, le crucifix, l’Ave Maria Un vieux chant traversait le fracas Et dans le cœur de ceux d’ici Il murmurait : « N’oublie pas » L’Ave Maria s’est envolé Les caméras sont reparties déjà Mais dans les rues, bien après la soirée La question demeure encore là Quand une croix soulève un tel émoi Dans le pays qui l’a portée jadis Beaucoup se demandent à voix basse Ce qu’il reste encore de leur pays