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75 MILLIONS POUR SCIENCES PO, ZÉRO POUR NOS VILLAGES

20 avril 20263:39
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Ce qui s'est passé

75 millions d’euros pour une grande école… pendant que des classes ferment dans nos villages. Un choix budgétaire ou un choix de civilisation ? Cette chanson transforme une tribune choc en cri musical.

Dans une tribune publiée dans le JDD, le député Alexandre Allégret-Pilot dénonce un déséquilibre majeur dans les priorités de l’État : des dizaines de millions alloués à Sciences Po, tandis que les écoles rurales disparaissent les unes après les autres.

👉 Source : https://www.lejdd.fr/Societe/75-millions-pour-sciences-po-zero-pour-nos-villages-la-france-a-t-elle-encore-le-sens-des-priorites-171786

À travers ce morceau, TradiMix met en lumière une fracture profonde : celle entre la France des grandes institutions et celle des territoires oubliés. Entre les amphithéâtres occupés et les salles de classe qui ferment. Entre l’élite et les racines.

Cette chanson n’est pas un verdict. C’est une question posée à tous : 👉 La France a-t-elle encore le sens des priorités ?

Paroles

[HOOK] Soixante-quinze millions, là-haut sous les dorures Et nos écoles ferment dans le vent des campagnes dures On parle d’avenir dans des amphis pleins d’orgueil Mais dans nos villages, c’est l’enfance qu’on enterre en silence et sans deuil [COUPLET 1] Dans une salle occupée, des slogans en écho Pendant qu’un gamin marche trente bornes dans le froid Drapeaux levés, barricades, débats hors sol Mais qui apprend à lire dans les vallées qui s’effondrent ? On parle d’égalité, de justice sociale Mais les classes disparaissent dans la France rurale Un tableau noir, une craie, un rêve qui s’efface Et l’État détourne les yeux, ailleurs il place sa grâce [REFRAIN] Soixante-quinze millions pour Sciences Po, pour la ville Zéro pour les villages qui meurent immobiles On fabrique des élites, on oublie les racines Et la République vacille quand l’école décline [COUPLET 2] Charpak venait d’un coin qu’on dit périphérique Pompidou d’un village, devenu chef historique Des noms qu’on cite encore dans les livres d’histoire Mais qui verra demain naître ces trajectoires ? Quand la classe ferme, c’est un destin qu’on brise Un talent qu’on n’entend pas, une lumière qu’on méprise Loin des grandes écoles, sous les toits ordinaires Se cache peut-être un génie que personne n’éclaire [REFRAIN] Soixante-quinze millions pour Sciences Po, pour la ville Zéro pour les villages qui meurent immobiles On fabrique des élites, on oublie les racines Et la République vacille quand l’école décline [PONT] C’est pas une ligne budgétaire C’est un choix de civilisation Entre le béton des idées Et la terre des générations Combien de Nobel sacrifiés Pour un débat déconnecté ? Combien d’enfants oubliés Pour des slogans répétés ? [COUPLET 3] On ferme mille classes, on ouvre des tribunes On parle de demain mais on oublie la lune Celle que regardait l’enfant au fond d’un hameau Qui rêvait de comprendre, pas de suivre un drapeau Et dans les mairies vides, les voix se font plus graves “On perd notre école… on perd ce qui nous sauve” Mais à Paris on compte, on arbitre, on distribue Sans voir que c’est la France entière qui se délite à vue [REFRAIN FINAL] Soixante-quinze millions pour Sciences Po, pour la ville Et nos enfants loin, dans le silence fragile Si l’école s’effondre, la nation vacille Car le futur de la France naît dans ses villages fragiles [OUTRO] On n’a pas perdu l’argent… On a perdu le bon sens. ---